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1986 Scenario et réalisation : Andrei Tarkovski Directeur de la photographie : Sven Nykvist Distribution : Erland : Josephson Alexander Susan Fleetwood Adélaïde Valérie Mairesse : Julia Allan Etwall : Otto Gudrun S. Gisladottir Maria Sven Wolter : Victor Filippa Franzen : Marta Tommy Kjellqvist : le Petit Musique: - Erbarme Dich de la Passion selon Mathieu de JS Bach http://www.youtube.com/watch?v=aPAiH9XhTHc - Watazumido-Shusi, flûte Hochiku, Shingetsu, Nezaza no shirabe, Dai-Bosatsu -Chansons de bergers de Dalécarlie et de Härjedalen
Grand prix spécial du jury au Festival de Cannes 1986 Le sacrifice Ce
qu'en disait Andrei Tarkovsky (1986) La question que je
pose dans ce film est à mon sens la plus aigüe :
il s'agit de l'absence dans notre culture, d'un
espace réservé à la vie spirituelle. Nous avons
étendu l'espace des biens matériels, nous avons développé les
expériences matérialistes sans nous rendre compte de la
menace que cela faisait peser sur l'homme , en
l'amputant de sa dimension spirituelles. Il en souffre
et il ne sait pas de quoi il souffre.
Il ressent un manque, une absence d'harmonie et
il en cherche la cause. J'ai eu envie de montrer qu'on peut
renouer avec la vie en restaurant l'alliance avec soi-même,
en retrouvant une source spirituelle.Et pour acquérir
cette espèce d'autonomie morale ou l'on cesse
de considérer uniquement les valeurs matérielles ,où
l'on échappe au statut d'objet d'expérimentation entre
les mains de la société, une voie parmi d'autres
, est de s'offrir en sacrifice. Voilà donc un homme
qui se sacrifie pour quelqu'un, qui comprend
que pour se sauver même physiquement, il doit
absolument s'oublier lui-même, trouver un espace pour sa vie
spirituelle, accéder à un autre règne. Même si
dans le monde tel qu'il est , son acte parait
absurde, même s'il est une épreuve pour son
entourage, c'est en l'accomplissant qu'il prouve
sa propre liberté. Ce film est une
parabole poétique. Chaque épisode peut s'interpréter
de différentes façons. Je suis bien conscient
qu'il va à contre-courant des idées communément
admises aujourd'hui. C'est un film "à rebours". Est-il
nécesaire de préciser que je suis croyant, que je m'étonne
de ce suicide spirituel (et pas seulement
spirituel) vers lequel nous courons , même lorsqu'un
Etat ne nous y contraint pas , et que je me sens plus proche
de la pensée orientale : celle qui, au lie
d'engluer les hommes dans le bavardage universel,
leur rappelle les Voies du Dedans . André Tarkovsky.
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Andrei le seul cinéaste dont le premier plan du premier film montre un enfant debout près d'un jeune arbre, et dont le dernier plan du dernier film est un enfant couché au pied d'un arbre mort .
(l'enfance d'Ivan) Les sept films d'Andrei Arsenevitch Tarkovsky: - L'enfance d'Ivan 1962 - Andrei Roublev 1966 - Solaris 1972 - Le miroir 1974 - Stalker 1979 - Nostalghia 1983 - Le sacrifice 1986 " Chacun denous devra décider pour lui-même si l'océan de Solaris existe , si la Zone du Stalker existe , si Alexandre du Sacrifice a accompli ou non un miracle. Il devra trouver sa propre clé pour entrer dans la maison de Tarkovski dont l'oeuvre entière tient entre deux enfants et entre deux arbres."
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