Paix
Légère la brise caresse la plage …
Dans la tiédeur de l’air la vague s'abandonne ,
Son souffle régulier expire en lents soupirs
dans la douceur du sable qui en boit la fraîcheur .
Pareilles aux émotions éteintes, les roches émiettées
Soumises au flux qui les entraîne
Etouffent en murmurant l'individualité
Dans la monotonie de la totalité
Pour, n’être plus que grain parmi les grains,
Rangées, dociles , à leur place assignée .
L’azur libéré a vaincu les nuages
N’en subsistent que quelques nuées éparses et diffuses
Evincées, résignées , fuyant vers l’horizon.
Las de son arrogante lumière, un soleil timide
Teinte d’un éclat pudique
L’immensité bleue où s’apaise un regard
Que ne troublent pas même ces taches dérisoires
qui voudraient rappeler dans un reste d’écume
Ce que furent les vagues ,dressées par l’ouragan.
Il n’est ici ni silence ni bruit
Nul thème ne prévaut dans ces accords sans mélodie ,
Réduits au rythme
languissant qui appelle au repos .


